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L’ENDROIT DE L’OBJET


Ce solo, recréé au printemps 2020, est disponible pour être joué hors lieux théâtraux dès le 1er juillet sur simple demande de particuliers.
Il devait être présenté dans sa nouvelle version du 7 au 12 juillet 2020 à 21h à l’Entrepôt (Avignon), mais sera présenté les 6, 7, 8 janvier 2021 au Théâtre Joliette.

nouvelle version :
direction d’actrice : Xavier Marchand et Elise Legros
costumes : Marion Vincent
scénographie : Marine Brosse
vidéo : Agathe Dreyfus
lumière : Juliette Romens
régie vidéo et son : Emilie Tramier
comédiens : Clara Le Picard - en vidéo : Delphine Dieu et Pierre Gondard

production : Compagnie à table
co-production : Théâtre Joliette et Scène 55 (production en cours)
avec le soutien de la Ville de Marseille, le CD13, la Région Sud

Version 2008 :
créé le 4 octobre 2008, en appartement, à Paris
durée : 50 minutes
_ captation intégrale visible ici

texte, mise en scène et jeu : Clara Le Picard
direction d’actrice : Xavier Marchand
vidéos : Pierre Gondard
avec le soutien du Conseil général des Bouches-du-Rhône, dans le cadre du dispositif d’aide à la création.

Qu’est-ce qu’un homme et qu’est-ce qu’un objet ? Si le mot « potiche » désigne tout à la fois un récipient de terre et une jolie femme faisant tapisserie, est-ce à dire que l’homme est un objet ? À contrario, pourquoi accuser notre chauffe-eau d’avoir choisi l’hiver pour nous lâcher, quand il est communément admis qu’un objet n’a pas d’intentions ? Y aurait-il des exceptions ? L’objet, sous certains aspects, pourrait-il prétendre à des qualités humaines ? C’est à ne plus savoir qu’en penser ! Heureusement, Martine Schmurpf est là. Ton professoral et rigueur scientifique, cette conférencière se propose de nous éclairer sur le sujet. De constatations en témoignages, d’expériences inattendues en démonstrations troublantes, elle déroule le fil de sa pensée en une heure d’exposé rondement mené. Soixante minutes durant lesquelles elle ne s’économise en rien pour nous convaincre du bien-fondé de ses théories sur notre relation à l’objet. Tout en fausse naïveté, maniant l’absurde pour mieux révéler la vérité, son discours perce à jour nos contradictions et met malicieusement à mal le mythe de l’homme libéré par l’outil. Jusqu’à instiller durablement le doute dans nos esprits : et si les objets avaient finalement pris le pouvoir sur ceux qui les ont produits ?

texte : Laurence Perez

_Les solos de Clara Le Picard se diffusent en théâtre, mais aussi en appartement, lycée, local associatif, entreprise, entrepôt… Ce sont des formes dramatiques courtes ne nécessitant aucun équipement technique particulier.

I/O Gazette
P. Patrix- janvier 2021

Qui manipule qui, de l’objet ou de l’homme ? C’est cette question que dissèque Clara Le Picard dans cette conférence satirique, variation déjantée sur les définitions et les usages que nous faisons des objets et la relation trouble que nous entretenons avec eux. C’est aussi la relation entre acteur et objets scéniques qui est mise en scène ici, dans un jeu réversible entre Martine Schmurpf, fausse conférencière aux méthodes douteuses et aux exemples truqués, et une série d’accessoires qui finissent par lui échapper, minant peu à peu sa prestation pseudo-scientifique. On la voit perdre toute autorité sur son discours, malgré ses tentatives extrêmes de contrôler les artefacts et les media dont elle se sert pour l’illustrer. Mais son propos n’en est finalement rendu que plus éclatant, puisqu’à la fin, ironiquement, la démonstration est faite : nous sommes les dupes de ces choses que nous fabriquons et qui se jouent de nous.

Ce seule en scène, court (1h chrono), léger et efficace, avait initialement été créé pour se déployer rapidement dans tous types d’espaces, avec une table, un ordinateur et un vidéoprojecteur, dans l’esprit des conférences grand-public à la TED et des soirées Tupperware. Il a effectivement été joué dans des dizaines d’appartements, arrière-boutiques, ateliers et musées de Marseille et alentours entre 2008 et 2014. Il est repris ici dans une forme pensée pour les salles de spectacle, avec création lumière et scénographie minimaliste, tout en gardant l’esprit léger, expérimental et interactif du spectacle en appartement.

Les codes de la conférence scientifique y sont sapés avec humour et finesse. On reconnaît dans cet univers décalé et burlesque les références à Chaplin, Desproges, Tati, aux Monty Python, version 2.0 avec projections, objets connectés et clips néo-psychédéliques, tournant en dérision nos égo-trips, asservissements, matérialismes et paradoxes contemporains. Mais pas seulement : ni moralisateur ni cynique, c’est aussi la relation affective, tendre, cocassement naïve que nous entretenons avec les choses du quotidien que révèle ce spectacle, par le biais de dispositifs absurdes et farfelus, comme ces entretiens filmés puis rejoués par l’actrice tout en gardant la voix des personnes interrogées, créant un effet de décalage qui rend les témoignages d’autant plus saisissants qu’ils sont mis à distance. Un régal pour futurs spectateurs encore déconfits.

La Provence
G.Gabellec - Janvier 21

(...) Un spectacle tout en fantaisie décalée comme une bouffée d’air frais dans la morosité du moment, une bulle absurde tant elle brouille la frontière entre réel et fiction, avec pour héroïne l’inénarrable Martine Schnmurfp, étonnant croisement entre executive woman et scientifique à la mode des surannées Tedx. L’endroit de l’objet est porté par un goût évident pour un burlesque tout minimaliste et l’écriture fine de cette artiste aux multiples talents (Clara Le Picard est aussi plasticienne et chanteuse). Pendant une petite heure, l’étincelle qui pétille dans le regard, Martine nous balade, délicieusement sérieuse ou faussement naïve, sa conférence corrosive nous déboussole joyeusement et on en redemande. Si cette forme légère et jubilatoire, créée en 2007, a été réécrite, elle est toujours destinée à être jouée partout. (...)

Zibeline
Fred Robert, 20 novembre 2008

Une pseudo-conférence et un véritable solo pour comédienne, ordinateur et vidéo-projecteur, qui lance, en 55 minutes, un certain nombre de pistes, au fil d’un texte très écrit, mis en scène avec efficacité et drôlerie. Ton professoral, raisonnements par l’absurde, vidéos loufoques, on suit avec délice le discours didactico-ridicule de la conférencière. […] Un petit régal de performance à déguster entre amis puisque Clara Le Picard se propose de venir le jouer chez vous !

Var Matin
Jacquelin Cnobloch, 21 juin 2010

Ce mitraillage de propos, à l’humour caustique et dérisoire, dissimule de nombreux messages. Celui de la réflexion par le rire. Celui de l’importance de la parole. Et surtout, celui de la dépendance au confort matériel et du leurre ainsi procuré.

La Marseillaise
19 mars 2010

Inspirée des évènements à domicile comme les réunions Tupperware et les réunions sectaires, L’Endroit de l’objet joue sur la rigueur de la conférence scientifique et, pour mieux surprendre, prend place dans des lieux de vie remplis d’objets, où on ne s’attend pas à assister à une conférence/spectacle.

La Montagne
29 Juin 2010

Dans un grand vertige de mots sur une partie desquels on eut aimé s’arrêter, Clara Le Picard a magistralement joué de toutes les techniques de communication pour étayer son propos : des bouts de vidéo où elle apparaît comme interviewée (dans l’une d’entre elles, une voix d’homme tient un discours, sur lequel elle synchronise son mime avec un effet hilarant) ; à d’autres moments, c’est elle qui réalise un micro trottoir avec participation du public sans trottoir et sans micro.

Le Point
3 décembre 2009

Avec L’Endroit de l’objet, son spectacle qui présente une fausse conférence inspirée des réunions Tupperware, la créatrice de la Compagnie à table a fait le tour des salles… pardon des appartements de France.

Le Tadorne
Pascal Bély, 11 novembre 2008

[…] Nous voici spectateurs de nos névroses, où l’absurde exerce sa fonction : nous soigner de ce rapport quasi fusionnel avec les objets. L’écriture millimétrée de Clara Le Picard ne souffre d’aucune contestation dans le propos, intelligent et intelligible. Cette conférence à l’humour presque british nous fait oublier le temps de cette échappée que si l’objet peut avoir du sens, c’est toute notre créativité qui lui donne ce supplément d’âme.

 

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