cie à table
Compagnie à table > Créations > U.J.S.R.A.- Un jeu de société dans les règles de l’Art (création 2017) > U.J.S.R.A. / un jeu de société dans les règles de l’Art > Presse

AGENDA 8 spectacles qui nous étonnent cet automne
5. Impair et passe, le jeu de l’art en société Ne passez pas votre tour ! Autour du plateau de jeu dessiné par Clara Le Picard, deux équipes d’artistes s’affrontent. Mais le public n’est pas en reste : au travers de cette installation-performance, nous sommes invités à entrer dans les coulisses de la création artistique. À partir d’une idée, d’un mot pris au hasard, les deux équipes doivent concevoir une œuvre. Cette immersion en temps réel dans la pensée créatrice démystifie l’idée de l’artiste enfermé seul dans sa tour d’ivoire et nous rappelle que l’art se crée en fonction d’un contexte, d’une société et de façon beaucoup plus participative qu’on ne le pense.
Par Henri Guette • le 30 août 2019

Artiste résidente au Centquatre, Clara Le Picard y organise plusieurs fois dans la saison un grand jeu de société de sa conception. Un brainstorming ludique, qui invite artistes et public à puiser dans leur mémoire esthétique.

La saison dernière au Centquatre, nous quittions Clara Le Picard sur A Silver Factory. La seconde partie d’un diptyque consacré à Andy Warhol, où deux comédiens et musiciens reconstituent à vue, avec un minimum de moyens, la célèbre Factory. Où l’aventure, le foisonnement d’hier sont convoqués pour interroger le présent et la place qu’y occupent l’art et le désir d’en briser les normes. Dans une forme toute différente, c’est cette même question que pose U.J.S.R.A (Un Jeu de Société dans les Règles de l’Art), qui ponctue la saison 2019-2020 du Centquatre. Un dispositif ludique qui, lit-on sur la feuille de salle, offre au spectateur « de voir l’envers du décor, de se promener dans les soubassements de la pensée d’un artiste, d’en explorer les méandres ». Avant d’endosser le rôle d’arbitre, Clara le Picard fait la maîtresse de cérémonie. Au public installé tout autour du plateau de jeu – un grand cercle couleur arc-en-ciel, où sont inscrits de nombreux mots et quelques symboles –, elle explique les règles de la soirée. Elles sont simples : chacune à son tour, les deux équipes d’artistes qui s’affrontent lancent un palet sur le cercle. Autour du mot atteint par l’objet, elles doivent présenter en trois minutes minimum un artiste, et si possible donner le nom d’une de ses œuvres. U.J.S.R.A revisite le théâtre d’impro. Il le place sous le signe de l’Art.

L’Art et le chrono

Le 12 octobre 2019, la première partie de U.J.S.R.A opposait le metteur en scène et comédien David Clavel et le metteur en scène Laurent Bazin, deux artistes associés au Centquatre. Le 16 novembre, pour la seconde partie, on retrouve de nouveau une majorité d’artistes habitués des lieux. Ils se présentent, et en profitent pour annoncer ce qu’ils créeront plus tard dans la saison. La première équipe est composée du duo aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii, dont on pourra découvrir la MMMH [ Maison-musée Michel Houellebecq]. La seconde, de Bertrand Bossard – il participe aux Boîtes à rire conçues par Serge Bloch, qui seront exposées en mars 2020 – et du comédien Issam Rachyd Harad. L’équipe féminine commence. Le mot « surgissement » lui inspire la figure de Guignol. Résultat : trois points – un pour avoir eu l’idée en moins d’une minute, un pour le nom d’un artiste et un pour le récit de plus de trois minutes. Autour du mot « vertige », l’équipe adverse fait preuve d’autant de talent. Bertrand Bossard évoque L’Étendard de Daniel Buren. Il blague pour gagner du temps. Il digresse avec brio. La partie se poursuit à l’avenant, avec la présentation d’œuvres très différentes, telles que Le Pain nu de Mohamed Choukri, Portnoy et son complexe de Philip Roth ou encore L’Art de péter de Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut. Invité à voter après chaque récit, le public entre parfois en scène. Un peu trop rarement toutefois pour entrer pleinement dans le jeu, qui aurait aussi gagné à évoluer au fil de la partie. Et donc à être davantage écrit et mis en scène.

Anaïs Heluin

Jeux en bonne société au CentQuatre « U.J.S.R.A. », rendez-vous mensuel conçu par Clara Le Picard, mise sur le sens de l’improvisation des artistes associés au lieu face à d’autres comédiens ou danseurs invités à se confronter en musique.

On se réjouit de voir les duettistes déjantés suisses Marco Delgado et Nadine Fuchs, sensation de la dernière programmation off d’Avignon, ce samedi au CentQuatre. Dans quelle pièce, quelles circonstances ? Il est probable qu’ils l’ignorent eux-mêmes. Cette notule vise donc à les informer des risques, afin qu’ils se lancent dans le jeu inventé par Clara Le Picard (U.J.S.R.A., pour « Un jeu de société dans les règles de l’art ») en toute connaissance de cause.

Un grand lino multicolore sur lequel des mots hétéroclites sont inscrits, un galet lancé au hasard sur l’un d’eux, quatre joueurs dont deux artistes associés au théâtre où se déroule la partie, un arbitre, de la musique en live, et la performance peut commencer. Le galet glisse sur un mot, l’artiste improvise sur l’œuvre que lui évoque ce mot. Aucune partie ne se ressemble, mais plus il est capable de divaguer, plus elles sont réussies. C’est Agnès Desarthe, qui fait mourir de rire l’assemblée, avec le terme « pourcentage » en explorant le nombre de « gros mots » de Proust dans la Recherche… C’est la danseuse Kaori Ito dont le galet glisse sur « marche », ce qui la projette physiquement et verbalement sur Dialogue avec la gravité de Ushio Amagatsu, et nous montre comment on danse quand on est mort, définition du butô, selon elle. Ou encore Olivier Martin-Salvan et Taïcyr Fadel qui dansent sur Single Ladies de Beyoncé. L’effet ? Non seulement les participants ne parlent pas d’eux-mêmes mais des autres, mais ils rompent avec l’isolement, qui est le lot, la plupart du temps, des artistes dits « associés » aux théâtres.

par Anne Diatkine

Compagnie à table > Créations > U.J.S.R.A.- Un jeu de société dans les règles de l’Art (création 2017) > U.J.S.R.A. / un jeu de société dans les règles de l’Art > Presse

AGENDA 8 spectacles qui nous étonnent cet automne
5. Impair et passe, le jeu de l’art en société Ne passez pas votre tour ! Autour du plateau de jeu dessiné par Clara Le Picard, deux équipes d’artistes s’affrontent. Mais le public n’est pas en reste : au travers de cette installation-performance, nous sommes invités à entrer dans les coulisses de la création artistique. À partir d’une idée, d’un mot pris au hasard, les deux équipes doivent concevoir une œuvre. Cette immersion en temps réel dans la pensée créatrice démystifie l’idée de l’artiste enfermé seul dans sa tour d’ivoire et nous rappelle que l’art se crée en fonction d’un contexte, d’une société et de façon beaucoup plus participative qu’on ne le pense.
Par Henri Guette • le 30 août 2019

Artiste résidente au Centquatre, Clara Le Picard y organise plusieurs fois dans la saison un grand jeu de société de sa conception. Un brainstorming ludique, qui invite artistes et public à puiser dans leur mémoire esthétique.

La saison dernière au Centquatre, nous quittions Clara Le Picard sur A Silver Factory. La seconde partie d’un diptyque consacré à Andy Warhol, où deux comédiens et musiciens reconstituent à vue, avec un minimum de moyens, la célèbre Factory. Où l’aventure, le foisonnement d’hier sont convoqués pour interroger le présent et la place qu’y occupent l’art et le désir d’en briser les normes. Dans une forme toute différente, c’est cette même question que pose U.J.S.R.A (Un Jeu de Société dans les Règles de l’Art), qui ponctue la saison 2019-2020 du Centquatre. Un dispositif ludique qui, lit-on sur la feuille de salle, offre au spectateur « de voir l’envers du décor, de se promener dans les soubassements de la pensée d’un artiste, d’en explorer les méandres ». Avant d’endosser le rôle d’arbitre, Clara le Picard fait la maîtresse de cérémonie. Au public installé tout autour du plateau de jeu – un grand cercle couleur arc-en-ciel, où sont inscrits de nombreux mots et quelques symboles –, elle explique les règles de la soirée. Elles sont simples : chacune à son tour, les deux équipes d’artistes qui s’affrontent lancent un palet sur le cercle. Autour du mot atteint par l’objet, elles doivent présenter en trois minutes minimum un artiste, et si possible donner le nom d’une de ses œuvres. U.J.S.R.A revisite le théâtre d’impro. Il le place sous le signe de l’Art.

L’Art et le chrono

Le 12 octobre 2019, la première partie de U.J.S.R.A opposait le metteur en scène et comédien David Clavel et le metteur en scène Laurent Bazin, deux artistes associés au Centquatre. Le 16 novembre, pour la seconde partie, on retrouve de nouveau une majorité d’artistes habitués des lieux. Ils se présentent, et en profitent pour annoncer ce qu’ils créeront plus tard dans la saison. La première équipe est composée du duo aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii, dont on pourra découvrir la MMMH [ Maison-musée Michel Houellebecq]. La seconde, de Bertrand Bossard – il participe aux Boîtes à rire conçues par Serge Bloch, qui seront exposées en mars 2020 – et du comédien Issam Rachyd Harad. L’équipe féminine commence. Le mot « surgissement » lui inspire la figure de Guignol. Résultat : trois points – un pour avoir eu l’idée en moins d’une minute, un pour le nom d’un artiste et un pour le récit de plus de trois minutes. Autour du mot « vertige », l’équipe adverse fait preuve d’autant de talent. Bertrand Bossard évoque L’Étendard de Daniel Buren. Il blague pour gagner du temps. Il digresse avec brio. La partie se poursuit à l’avenant, avec la présentation d’œuvres très différentes, telles que Le Pain nu de Mohamed Choukri, Portnoy et son complexe de Philip Roth ou encore L’Art de péter de Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut. Invité à voter après chaque récit, le public entre parfois en scène. Un peu trop rarement toutefois pour entrer pleinement dans le jeu, qui aurait aussi gagné à évoluer au fil de la partie. Et donc à être davantage écrit et mis en scène.

Anaïs Heluin

Jeux en bonne société au CentQuatre « U.J.S.R.A. », rendez-vous mensuel conçu par Clara Le Picard, mise sur le sens de l’improvisation des artistes associés au lieu face à d’autres comédiens ou danseurs invités à se confronter en musique.

On se réjouit de voir les duettistes déjantés suisses Marco Delgado et Nadine Fuchs, sensation de la dernière programmation off d’Avignon, ce samedi au CentQuatre. Dans quelle pièce, quelles circonstances ? Il est probable qu’ils l’ignorent eux-mêmes. Cette notule vise donc à les informer des risques, afin qu’ils se lancent dans le jeu inventé par Clara Le Picard (U.J.S.R.A., pour « Un jeu de société dans les règles de l’art ») en toute connaissance de cause.

Un grand lino multicolore sur lequel des mots hétéroclites sont inscrits, un galet lancé au hasard sur l’un d’eux, quatre joueurs dont deux artistes associés au théâtre où se déroule la partie, un arbitre, de la musique en live, et la performance peut commencer. Le galet glisse sur un mot, l’artiste improvise sur l’œuvre que lui évoque ce mot. Aucune partie ne se ressemble, mais plus il est capable de divaguer, plus elles sont réussies. C’est Agnès Desarthe, qui fait mourir de rire l’assemblée, avec le terme « pourcentage » en explorant le nombre de « gros mots » de Proust dans la Recherche… C’est la danseuse Kaori Ito dont le galet glisse sur « marche », ce qui la projette physiquement et verbalement sur Dialogue avec la gravité de Ushio Amagatsu, et nous montre comment on danse quand on est mort, définition du butô, selon elle. Ou encore Olivier Martin-Salvan et Taïcyr Fadel qui dansent sur Single Ladies de Beyoncé. L’effet ? Non seulement les participants ne parlent pas d’eux-mêmes mais des autres, mais ils rompent avec l’isolement, qui est le lot, la plupart du temps, des artistes dits « associés » aux théâtres.

par Anne Diatkine

Compagnie à table > Créations > U.J.S.R.A.- Un jeu de société dans les règles de l’Art (création 2017) > U.J.S.R.A. / un jeu de société dans les règles de l’Art > Presse

AGENDA 8 spectacles qui nous étonnent cet automne
5. Impair et passe, le jeu de l’art en société Ne passez pas votre tour ! Autour du plateau de jeu dessiné par Clara Le Picard, deux équipes d’artistes s’affrontent. Mais le public n’est pas en reste : au travers de cette installation-performance, nous sommes invités à entrer dans les coulisses de la création artistique. À partir d’une idée, d’un mot pris au hasard, les deux équipes doivent concevoir une œuvre. Cette immersion en temps réel dans la pensée créatrice démystifie l’idée de l’artiste enfermé seul dans sa tour d’ivoire et nous rappelle que l’art se crée en fonction d’un contexte, d’une société et de façon beaucoup plus participative qu’on ne le pense.
Par Henri Guette • le 30 août 2019

Artiste résidente au Centquatre, Clara Le Picard y organise plusieurs fois dans la saison un grand jeu de société de sa conception. Un brainstorming ludique, qui invite artistes et public à puiser dans leur mémoire esthétique.

La saison dernière au Centquatre, nous quittions Clara Le Picard sur A Silver Factory. La seconde partie d’un diptyque consacré à Andy Warhol, où deux comédiens et musiciens reconstituent à vue, avec un minimum de moyens, la célèbre Factory. Où l’aventure, le foisonnement d’hier sont convoqués pour interroger le présent et la place qu’y occupent l’art et le désir d’en briser les normes. Dans une forme toute différente, c’est cette même question que pose U.J.S.R.A (Un Jeu de Société dans les Règles de l’Art), qui ponctue la saison 2019-2020 du Centquatre. Un dispositif ludique qui, lit-on sur la feuille de salle, offre au spectateur « de voir l’envers du décor, de se promener dans les soubassements de la pensée d’un artiste, d’en explorer les méandres ». Avant d’endosser le rôle d’arbitre, Clara le Picard fait la maîtresse de cérémonie. Au public installé tout autour du plateau de jeu – un grand cercle couleur arc-en-ciel, où sont inscrits de nombreux mots et quelques symboles –, elle explique les règles de la soirée. Elles sont simples : chacune à son tour, les deux équipes d’artistes qui s’affrontent lancent un palet sur le cercle. Autour du mot atteint par l’objet, elles doivent présenter en trois minutes minimum un artiste, et si possible donner le nom d’une de ses œuvres. U.J.S.R.A revisite le théâtre d’impro. Il le place sous le signe de l’Art.

L’Art et le chrono

Le 12 octobre 2019, la première partie de U.J.S.R.A opposait le metteur en scène et comédien David Clavel et le metteur en scène Laurent Bazin, deux artistes associés au Centquatre. Le 16 novembre, pour la seconde partie, on retrouve de nouveau une majorité d’artistes habitués des lieux. Ils se présentent, et en profitent pour annoncer ce qu’ils créeront plus tard dans la saison. La première équipe est composée du duo aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii, dont on pourra découvrir la MMMH [ Maison-musée Michel Houellebecq]. La seconde, de Bertrand Bossard – il participe aux Boîtes à rire conçues par Serge Bloch, qui seront exposées en mars 2020 – et du comédien Issam Rachyd Harad. L’équipe féminine commence. Le mot « surgissement » lui inspire la figure de Guignol. Résultat : trois points – un pour avoir eu l’idée en moins d’une minute, un pour le nom d’un artiste et un pour le récit de plus de trois minutes. Autour du mot « vertige », l’équipe adverse fait preuve d’autant de talent. Bertrand Bossard évoque L’Étendard de Daniel Buren. Il blague pour gagner du temps. Il digresse avec brio. La partie se poursuit à l’avenant, avec la présentation d’œuvres très différentes, telles que Le Pain nu de Mohamed Choukri, Portnoy et son complexe de Philip Roth ou encore L’Art de péter de Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut. Invité à voter après chaque récit, le public entre parfois en scène. Un peu trop rarement toutefois pour entrer pleinement dans le jeu, qui aurait aussi gagné à évoluer au fil de la partie. Et donc à être davantage écrit et mis en scène.

Anaïs Heluin

Jeux en bonne société au CentQuatre « U.J.S.R.A. », rendez-vous mensuel conçu par Clara Le Picard, mise sur le sens de l’improvisation des artistes associés au lieu face à d’autres comédiens ou danseurs invités à se confronter en musique.

On se réjouit de voir les duettistes déjantés suisses Marco Delgado et Nadine Fuchs, sensation de la dernière programmation off d’Avignon, ce samedi au CentQuatre. Dans quelle pièce, quelles circonstances ? Il est probable qu’ils l’ignorent eux-mêmes. Cette notule vise donc à les informer des risques, afin qu’ils se lancent dans le jeu inventé par Clara Le Picard (U.J.S.R.A., pour « Un jeu de société dans les règles de l’art ») en toute connaissance de cause.

Un grand lino multicolore sur lequel des mots hétéroclites sont inscrits, un galet lancé au hasard sur l’un d’eux, quatre joueurs dont deux artistes associés au théâtre où se déroule la partie, un arbitre, de la musique en live, et la performance peut commencer. Le galet glisse sur un mot, l’artiste improvise sur l’œuvre que lui évoque ce mot. Aucune partie ne se ressemble, mais plus il est capable de divaguer, plus elles sont réussies. C’est Agnès Desarthe, qui fait mourir de rire l’assemblée, avec le terme « pourcentage » en explorant le nombre de « gros mots » de Proust dans la Recherche… C’est la danseuse Kaori Ito dont le galet glisse sur « marche », ce qui la projette physiquement et verbalement sur Dialogue avec la gravité de Ushio Amagatsu, et nous montre comment on danse quand on est mort, définition du butô, selon elle. Ou encore Olivier Martin-Salvan et Taïcyr Fadel qui dansent sur Single Ladies de Beyoncé. L’effet ? Non seulement les participants ne parlent pas d’eux-mêmes mais des autres, mais ils rompent avec l’isolement, qui est le lot, la plupart du temps, des artistes dits « associés » aux théâtres.

par Anne Diatkine

 

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